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N'oublions pas le temps de ces rêves d'enfant
qui sublimaient l'exploit pour hisser son pavois.
En se formant l'esprit le rêve a voyagé
visitant des contrées plus ou moins perverties.
Après quelques années on vit par intérêt
préférant les billets à tout autre respect.
On oublie le bonheur en cherchant les honneurs
on vit dans la terreur d'un futur de malheur.
Par crainte de l'échec et par la peur du manque
on tutoie les métèques on devient saltimbanque.
Pourquoi choisir la vie qui mène à l'infini
au chevet du malin qui rit de ce destin.
Une telle dévoyance étant cause de souffrance,
pourquoi trop s'obstiner dans cette destinée.
Rêver ou posséder, cette dychotomie
devient le pire ennemi, en niant son existance
on survit dans l'errance quitte à se dissocier.
On a à sa portée toutes possibilités
de faire de ses rêves une réalité.
Retrouver ses racines est le chant du sublime
car dans la vérité réside la fierté.
(Marie
Liñaje) Marie Linaje
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